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L’insertion en milieu scolaire ordinaire : le meilleur moyen pour l’enfant autiste de progresser et de s’épanouir
 
Placé dans une institution spécialisée ou dans un hôpital de jour, l’enfant autiste ne retrouve que des modèles semblables à lui-même qui ne l’aideront pas à progresser. A l’inverse et s’il a le potentiel suffisant, son intégration dans un milieu ordinaire est le meilleur moyen de le stimuler. D’une part, l’enfant autiste intégré au sein d’une classe côtoie principalement des enfants n’ayant pas de handicap et qui représentent ainsi les meilleurs modèles à suivre pour progresser. D’autre part, les autres enfants ayant des interactions sociales normales, entrent naturellement en contact avec l’enfant autiste : ils le sollicitent et ainsi le stimulent constamment. Plus généralement, l’école place l’enfant autiste dans des situations de vie concrètes, ce qui va lui permettre d'acquérir une culture et des comportements adaptés. La scolarisation évite ainsi l'exclusion précoce et le sur-handicap tout en préparant l'enfant à une vie sociale et professionnelle à l'âge adulte, avec comme perspective un emploi salarié.

La nécessaire reconnaissance de l’éducabilité des enfants autistes

Les enfants autistes ont été pendant fort longtemps considérés comme « non-éducables ». Or, sans même évoquer une méthode éducative particulière, l’ensemble des familles de l’association peut en témoigner : les enfants autistes doivent apprendre pour progresser ! Mais ils ne peuvent rentrer seuls dans les apprentissages de manière naturelle : il leur faut donc apprendre les règles, les situations, les émotions ou les intentions des autres. Il semblerait qu’aujourd’hui, 20 à 25 % des enfants et des adolescents reconnus comme souffrant d’autisme ont un potentiel suffisant pour être intégrés dans de bonnes conditions au sein du milieu scolaire ordinaire. Ce n’est donc pas seulement leur droit à l’intégration scolaire qu’il faut revendiquer, mais leur droit même à l’instruction car l’éducation constitue le meilleur soin possible à leur prodiguer.

De l’intégration scolaire à l’intégration sociale : un regard sur l’avenir

L’intégration au sein d’une classe ordinaire, aidée par un accompagnateur qualifié, constitue donc pour ces enfants une prise en charge très efficace et une excellente préparation à une future intégration sociale et professionnelle. C’est en étant intégrés à l’école qu’ils acquièrent des compétences, de l’autonomie et qu’ils apprennent à communiquer avec autrui, ce qui augmente leurs chances de mener une vie indépendante, au sein de la société, lorsqu’ils seront adultes.
La scolarisation des enfants autistes en milieu ordinaire avec un accompagnement spécialisé : des avantages pour tous
 
Les projets d’intégration mis en place depuis 2001 dans le cadre de l’association « Les premières classes » reposent sur l’accompagnement de l’enfant dans tous les apprentissages, à l’école mais aussi dans tous les instants de la vie quotidienne, par des personnes compétentes appelées accompagnateurs-psychologues. Ces dispositifs d’intégration scolaire apportent de nombreux avantages…

Des enfants heureux et épanouis

Des témoignages de parents soulignent la joie ressentie par leurs enfants autistes scolarisés dans le milieu ordinaire. Ils progressent de manière exceptionnelle et ne sont plus dans l’échec, nouent des relations d’amitié avec leurs camarades d’école et apprennent à communiquer. Une mère évoque ainsi le sourire qui illumine le visage de son fils lorsqu’il se rend à l’école chaque matin.

Des familles plus sereines

La scolarisation en milieu ordinaire avec un accompagnement spécialisé, est vécue comme une « sortie du tunnel » par les parents. La plupart ont en effet connu une grande détresse à l’époque où la prise en charge de leur enfant se révélait inefficace. Certains enfin peuvent reprendre leur activité professionnelle, ce qui signifie un retour à une vie quasi-normale…

Un dispositif enrichissant pour l’enseignant et la classe entière

D’autres témoignages d’enseignants prouvent que le dispositif d’intégration scolaire avec accompagnement spécialisé est fort bien vécu, et ce malgré leurs craintes initiales. Les enseignants jugent absolument indispensable l’accompagnement de l’enfant autiste par une tierce personne. De plus, l’intégration d’un enfant autiste dans une classe ordinaire constitue pour les autres élèves une grande leçon de civisme et de sensibilisation à l’intégration sociale des personnes handicapées. Un enfant qui a eu l’habitude de côtoyer voire d’aider des enfants handicapés à l’école trouvera plus naturel de s’en préoccuper plus tard sur son lieu de travail.

La création d’un véritable métier : accompagnateur de personne autiste

L'accompagnateur de chaque enfant, étudiant(e) en psychologie, bénéficie d’une formation sur le terrain et devient alors un vrai professionnel de l’autisme. De plus, pour chaque accompagnateur recruté, c’est un emploi qui est créé.

Un dispositif moins coûteux que les séjours en institutions

Enfin, l’intégration individuelle en milieu scolaire d’enfants autistes représente aussi un avantage financier. En effet, le coût annuel de cette prise en charge souple et personnalisée est 2,2 fois moins élevé qu’une place en institut spécialisé (source : ministère de la santé). Cela permettrait en outre de libérer des places, déjà trop peu nombreuses, dans les établissements spécialisés pour des personnes souffrant de formes d’autisme beaucoup plus sévères.
L’inscription à l’école de l’enfant autiste : une obligation légale
 


La loi du 11 février 2005 pour « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées »

Les articles 19 à 22 de la loi du 11 février 2005, précisent que tout enfant ou adolescent présentant un handicap doit être inscrit dans l’école ou l’établissement scolaire le plus proche de son domicile. L’école, le collège et le lycée sont donc accessibles, de plein droit, à tous les jeunes en situation de handicap. De plus, la circulaire interministérielle du 8 mars 2005 relative aux personnes atteintes d’autisme précise en outre que « Les dispositions légales en matière de scolarisation des enfants handicapés, renforcées par la loi n° 2005-102 du 11 février 2005, s’appliquent pleinement aux enfants atteints d’autisme ou de TED. » Les textes officiels indiquent donc que la scolarisation en milieu ordinaire des jeunes handicapés, y compris des jeunes autistes, doit être recherchée de manière prioritaire.

Cette loi constitue une avancée significative et vient légitimer, ex post, l’action de l’association « Les premières classes ». Cette reconnaissance a pour conséquence de faciliter les relations entre les familles membres et les établissements scolaires. La coopération croissante entre l’association « Les premières classes » et l’Education Nationale s’est concrétisée par la signature, en novembre 2005, d’une convention qui précise les modalités de l’accompagnement scolaire des enfants autistes et légalise l’intervention de professionnels de l’autisme non issus de la sphère publique, au sein même de l’Education nationale.

Pour accéder aux textes de la loi du 11/02/2005, cliquez ici

Les missions des MDPH

Les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) ont été créées par le décret du 19 décembre 2005 et conformément à la loi du 11 février 2005. Elles regroupent les ex Commissions techniques d'orientation et de reclassement professionnel (COTOREP) et les ex Commissions départementales d'éducation spéciale (CDES), les sites de la vie autonome ainsi que tous les services aux personnes handicapées de façon à créer un guichet unique sur chaque département. Elles doivent répondre de façon plus adaptée aux besoins de la personne handicapée en passant d’une logique de moyens à une logique de résultats. Les MDPH sont un lieu unique d’accueil, d’orientation et de reconnaissance des droits pour les personnes handicapées et leurs familles.

Coordonnées de la MDPH des Hauts-de-Seine :

MDPH 92
2, Rue Rigault
92016 Nanterre Cedex
Tél : 01 41 91 92 50 de 9h à 12h et de 14h à 17h.
Fax : 01 41 91 93 07
E-mail : MDPH92@cg92.fr


La CDAPH

La Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) est une entité créée également dans chaque département par la loi N°2005-102 du 11 février 2005. Les CDAPH sont appelées à jouer un rôle clé dans l’évolution de l’intégration scolaire en France, car ce sont elles qui prennent les décisions relatives à l’orientation des enfants handicapés. Il est donc crucial pour l’avenir des enfants autistes que les CDAPH soient informées de l’efficacité des intégrations scolaires, individuelles ou collectives, pour un certain nombre d’enfants autistes. Globalement les CDAPH sont compétentes pour :

- se prononcer sur l'orientation de la personne handicapée et les mesures propres à assurer son insertion scolaire ou professionnelle et sociale,
- désigner les établissements ou les services correspondant aux besoins de l'enfant ou de l'adolescent ou concourant à la rééducation, à l'éducation, au reclassement et à l'accueil de l'adulte handicapé et en mesure de l'accueillir,
- l'attribution pour l'enfant ou l'adolescent, de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) et éventuellement de son complément (voir rubrique sur ce site intitulée « l’aspect financier » ),
- l'attribution de la carte d'invalidité (CIN),
- l'attribution de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et du complément de ressources,
- l'attribution de la prestation de compensation,
- reconnaître la qualité de travailleur handicapé (RQTH),
- statuer sur l'accompagnement des personnes handicapées âgées de plus de 60 ans et hébergées dans les structures pour personnes handicapées adultes.
L’inscription à l’école de l’enfant autiste : comment procéder ?
 


Comment se déroule la procédure d’inscription à l’école ?

La scolarisation d’un enfant autiste doit avant tout faire partie des recommandations d’un médecin spécialiste, qui doit être capable de valider l’aptitude de l’enfant à fréquenter l’école en milieu ordinaire. La démarche concernant l’inscription est effectuée directement par les parents, et il leur est conseillé de prendre rendez-vous avec l’enseignant(e) et la direction de l’école pour expliquer la situation et le principe de l’accompagnement individualisé et spécialisé.

S’ensuivent un certain nombre d’étapes qui permettront de valider le projet d’intégration de l’enfant :

- inscription de l’élève à la mairie (pour la maternelle et l’élémentaire), au collège ou au lycée ;
- à la demande des parents, la direction de l’école convoque ensuite une Equipe Educative (voir ce terme ci-après) dans le cadre d’une première réunion ;
- cette équipe va établir un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS), document sur lequel seront précisés les objectifs et besoins de l’élève.
- l’ensemble des documents devront être signés par l’ensemble des partenaires, notamment par les parents.


La mise en place d’un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS)

Le PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation de l'élève handicapé) a pour but de permettre la scolarisation de l'enfant handicapé dans les meilleures conditions. Il succède à l’ancien PIIS (Projet Individuel d'Intégration Scolaire). Le PPS est décidé par la CDAPH (Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées). Il est élaboré par les équipes pluridisciplinaires, qui sont des commissions techniques au service de la CDA. Ce sont les parents qui ont l'initiative du PPS et qui en adressent la demande à la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). Ils peuvent ensuite prendre contact avec l'enseignant référent pour être informés avec précision sur la démarche à suivre.

Le Projet Personnalisé de Scolarisation est un document relativement complet, qui formalise l’évaluation et les objectifs relatifs à la scolarité de l’enfant ainsi que les moyens à mettre en œuvre pour en assurer le bon déroulement. Il vise notamment à expliciter : le type de handicap de l’enfant, les modalités de scolarisation, les difficultés rencontrées, les objectifs en termes d’apprentissage scolaire, les prises en charge thérapeutiques éventuelles et les moyens nécessaires à mettre en œuvre (accompagnement humain, matériel pédagogique adapté, conditions de transport…). Il définit ainsi le cadre pédagogique, car :

- il est repris d’une année sur l’autre (transmission de la connaissance de l’enfant d’un enseignant à l’autre),
- il est la garantie de cohérence des objectifs de chaque cycle,
- il permet l’échange des savoirs des différentes professions,
- il est révisé si nécessaire lors de chaque Equipe Educative (voir ce terme ci-après),
- l’enseignant référent favorise la cohérence et la mise en œuvre du PPS.


Le PPS élaboré dans le département des Hauts de Seine entre l’inspection académique et la Maison Départementale des Personnes Handicapées du 92 sise à Nanterre, se présente sous forme de deux formulaires :

- le dossier initial : c’est un dossier cartonné de couleur jaune de quatre pages constituant la chemise-couverture. Il est à reprographier en format A3 sur carton jaune et à plier en page 2.

- le suivi de scolarisation : c’est un autre volet blanc de quatre pages à reprographier toujours en format A3 et à plier également en page 2. Ce dernier formulaire est annuel. Il sera donc renseigné chaque année et placé à l’intérieur de la couverture jaune.

Ces deux documents sont à télécharger au format PDF en cliquant dessus.

Une fois rempli et signé par l’Equipe Educative, le PPS est à renvoyer ou directement ou par l’intermédiaire de l’enseignant-référent à la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées), 2 Rue Rigault – 92 000 Nanterre (pour la scolarisation sur le 92). Il sera alors étudié et validé par la CDAPH (Commission des Droits de l’Autonomie de la Personne Handicapée).

L’Equipe Educative

L’Equipe Educative est présidée par l’enseignant référent (voir ci-après). Elle est composée des personnes auxquelles incombe la responsabilité éducative d’un élève ou d’un groupe d’élèves. Elle comprend l’ensemble des personnes qui travaillent quotidiennement à l’intégration de l’enfant :

- les parents concernés,
- les enseignants (directeur(trice) d’école, instituteurs(trices), professeurs)
- les représentants de l’Education Nationale (enseignant référent, psychologue scolaire, médecin scolaire…),
- les thérapeutes (orthophoniste, psychomotricien(ne)…),
- l’accompagnateur(trice) de l’enfant et le(la) psychologue superviseur (si accompagnement spécialisé de l’enfant),
- éventuellement le personnel des collectivités locales (les aides en classe type Atsem, animateurs…).

L’Equipe Educative est réunie par le directeur(trice) de l’établissement chaque fois que l’examen de la situation d’un élève ou d’un groupe d’élèves l’exige, qu’il s’agisse de l’efficience scolaire, de l’assiduité ou du comportement.

Le rôle de l’enseignant-référent

Les enseignants “référents” de l’Education Nationale jouent un rôle central dans la mise en œuvre des projets personnalisés de scolarisation (PPS) des élèves handicapés. Ils sont aussi bien animateurs des équipes de suivi de la scolarisation (Equipe Educative) que correspondants privilégiés des divers acteurs agissant pour l’intégration de l’enfant handicapé. Les enseignants référents sont en charge du parcours scolaire de l’enfant handicapé de la maternelle au lycée, ils sont donc compétents pour tout ce qui concerne la transmission des informations d’un établissement à l’autre, surtout lors de changements d’environnement comme le passage de la maternelle au primaire ou du primaire au secondaire.

Télécharger la liste des enseignants référents des Haut de Seine pour l’année 2008-2009
 
 
     
     
 
 
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